Tentatives d’interpolations

Par Nessrine Naccach.

Avant d’entrer dans le texte, Lecture/écriture | Mode d’emploi :

Ce qui suit est un texte/pro(è)se qui tente une interpolation. Une sorte de patchwork qui se veut jeu et que je conçois comme ludique. Lectrices et lecteurs peuvent ainsi le lire comme ils le souhaitent, à condition (oui c’est la règle du jeu) de ne pas s’y investir sentimentalement. On peut, par exemple, commencer par lire la fin (si elle existe, bien entendu). Il est aussi possible de choisir de ne pas le lire (une option envisageable mais déconseillée, surtout quand on veut contribuer humblement au bien-être des créatures qui se nourrissent de mots et habitent les idées dans l’espoir de dé-naître, l’espace furtif d’un exercice-jeu).

Dans le cas d’une décision sans appel de non-lecture (on peut parfois ne pas lire c’est sain je vous assure), il est possible d’imaginer tout simplement que ce texte est une esquisse de tableau (ou une broderie post-moderne, tout dépend de la perspective qu’on adopte) et se contenter de le regarder, gentiment. Rien que pour cela, il vous remerciera (oui, vous avez bien lu. Je ferai de mon mieux pour vous communiquer, ultérieurement, ses impressions post-lectures/interventions chirurgicales sous forme d’une lettre à des jeunes fan-interpolateurs). 

Si vous le lisez, je vous prie de bien vouloir y laisser une trace (écrite ou mentale, à vous de jouer). Vous pouvez, dès lors, abandonner des mots que vous trouverez moches ou simplement creux, en délocaliser ou insérer d’autres (en une ou plusieurs langues). Vous avez également le droit aux ratures (spatiales et temporelles) pour exprimer votre mécontentement (si désaccord il y a), aux ajouts de points de suspension (ou d’interrogation, c’est au choix). L’exclamation est à éviter tant que faire se peut. Pourquoi dites-vous ? Et bien je ne sais pas ; c’est la dictature du point-virgule, enfin peut-être. 

Le point de départ tient de l’histoire suivante :

Elle est en vie ; elle crie et écrit. La mère, elle ne l’a pas connue. Une existence riche en péripéties. Après moult réflexions, elle décide de pondre des autofictions pour évacuer ses (non)souvenirs.


NB : La règle du jeu consiste à intervenir pour changer/saboter/dé-ranger/meubler ce bout d’histoire (ou « l’assaisonner », pour parler comme l’interpolatrice chevronnée et talentueuse écrivaine Sophie Rabau).


Tentatives d’interpolations | Les mots en colère intransitive


Tentatives d’interpolations | L’histoire de l’avant dernière page d’un manuscrit qui se dé(s)écrit


Une contribution de Nessrine Naccach | Nessrine Naccach est doctorante en littérature comparée à la Sorbonne Nouvelle. Bénéficiaire d’une bourse d’Excellence pour Master et Doctorat, elle mène une thèse sur les représentations et usages contemporains de Shéhérazade dans la littérature et les arts. Dans le cadre de ses recherches et écrits, elle s’intéresse aux représentations des femmes, à la traduction, aux poétiques croisées et aux rencontres des langues. Elle se passionne pour les mots et les collages d’art et rêve de devenir interpolatrice à mi-temps des textes en mal d’assaisonnement et fleuriste les week-ends, parce que les fleurs changent la vie.