Le firmament des vieux amants

Par Andreea Bușe.

Puisque mon cœur se serre,

 j’écris des lignes 

pour me soulager 

de toi. 

De toi à l’autre il y a une distance nébuleuse  

jusqu’à la plage il n’est plus longtemps 

F(l)ou,

on sent le poids des mots, pendant que des silences discrets errent.

Tu le regardes comme un mirage. Tu es en transe, glisses des idées, 

mimesis.

 Tes pensées captent des échantillons inspirateurs. Tu aimerais rallumer des souvenirs calcinés. 

Pourquoi gardes- tu le cœur au grand jour ? On ne craint pas que n’ importe qui pourrait le blesser  en passant

 à la hâte ?

A l’ombre de grandes vérités, 

tu te déshabillerais de toi 

et tu courrais 

loin 

ton âme pourrait enfin s’élever vers la sublime 

catharsis.  

Les mêmes,

 une perpétuation des esprits comme un refrain nécessaire.

 Rire, pleurer, aimer. L’essence. Le monde se précise dans une synecdoque.

Il n’y a que les arbres, comme les témoins silencieux 

de vos existences. 

Tu as besoin des volumes infimes pour créer des proportions 

recul 

les yeux ont éclaté, ils nagent en haut. 

effervescence 

La lumière, l’ombre et la vérité 

culminer 

Au-delà de lui, il n’est pas un vide évanescent 

 Tu deviens parfois si profond que tu t’illusionnes en croyant toucher les secrets du monde-

 des irisations incandescentes édulcorent ta tête

sa présence est une inauguration. Un maître est un accès de toi 

pour toi 

vers toi

Pardon, je pense que votre âme s’est attrapée de moi.  

Puisque la modernité est une fuite de soi, 

un nomade  ralentit les frémissements d’un instant.  

Au crépuscule des mélancolies, 

des manifestations fainéantes  

furtivement 

les variations émotionnelles, 

comme une victime qui cherche son agresseur. 

Dans les vies sédimentaires, des brisures susurrent, 

tombe par ici et pas là, dans les coins obscurs de vos désirs.   

symbiose 

L’amour n’est pas une personne, c’est une cohésion. 

                                                                      Continuez! Quel est le but? Quel est le sens? 

Laisse ton esprit habité. Lui est une réponse. 

Pénerf.


Une contribution d’Andreea Buşe | Née en 1993 Andreea Buşe est francophone et francophile, doctorante en littérature française contemporaine à l’Université de Craiova, Roumanie et à l’Université de Lille, France. Elle fait ses débuts en littérature avec le roman Amour au rabais (Iubire la juma’ de preţ, Édition Aius, 2013). Tout en publiant régulièrement des articles dans des revues culturelles comme « Mozaicul », « Ramuri », « EgoPhobia », «  Actualitatea Literară », « Literomania ». Après avoir obtenu une licence ès-lettres (Les « désordres de l’amour » dans la Princesse de Clèves et dans Manon Lescaut) et une licence en droit, elle s’est consacrée à l’étude de la littérature française au niveau Master (La dimension humaniste de l’œuvre d’Éric-Emmanuel Schmitt) sans jamais abandonner l’écriture qui représente pour elle l’apothéose de la liberté, son petit coin de bonheur. Aujourd’hui elle suit des ateliers d’écriture sur The Artist Academy pour approfondir ses pratiques et connaissance du monde littéraire. Toujours en quête perpétuelle d’essence et de vérité, elle se passionne pour l’histoire, les religions, la psychologie des couleurs, le beau.